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Marie Marvingt voit le jour le 20 février 1875 à Aurillac dans le Cantal.
Erudite, elle parle cinq langues, apprend le droit et la médecine, devient infirmière diplômée et assistante en chirurgie. Elle s'interesse également les arts ( théâtre, chant, dessin, peinture, sculpture ), la cuisine et l’astrologie.
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Sportive polyvalente émérite et accomplie, elle s'adonne avec ferveur tout au long de sa vie à de nombreuses activités, aussi variées que la natation, le cyclisme, l'escalade, les sports de glisse (ski, luge, patinage et bobsleigh), le tir, l'escrime, la gymnastique, l'équitation, etc. et enchaîne records sur records.
Citons à titre d'exemples certains de ses exploits : la première traversée de Paris à la nage en 1906 (12 km en 4 heures), elle est la première femme à réaliser l’ascension de la Dent du Géant , le trajet Nancy-Paris à l’âge de 86 ans à bicyclette.
Pleine de ressources et d'imagination, elle crée la première école civile française de ski en 1906, invente le ski métallique pour parcourir les dunes du désert dans les années 20 et la jupe-culotte.
Elle reçoit la Médaille d'Or de l'Académie des Sports en 1910.
La conquête du ciel est un rêve extraordinaire à ses yeux et une formidable aventure qu’elle ne cessera de concrétiser toute sa vie entière. Séduite et attirée par la voie des airs, elle obtient son brevet de pilote en ballon libre en 1901. Elle réalise un vol remarquable en octobre 1909 à bord de son ballon, l’ « Etoile Filante » : partie de Nancy, elle traverse la Mer du Nord pour se poser 2400 km plus loin en Angleterre. C’est évidemment une première performance de ce genre effectuée par une femme.
Elle obtient également son brevet de pilote d’aéroplane sur monoplan « Antoinette » le 8 novembre 1910 et demeure ainsi la troisième femme au monde à détenir ce titre. Elle gagne la première coupe Femina pour la plus grande distance parcourue par une aviatrice : 42 km.
Sa passion ne la quittera pas puisqu’elle décroche son diplôme de pilote d’hélicoptère à l’âge de 85 ans.
Elle est ainsi la seule femme au monde détentrice de quatre brevets de pilote : avion, ballon, hydravion et hélicoptère.
Pionnière de l’aviation sanitaire, elle fait construire le premier « avion-ambulance » à la veille de la première guerre mondiale. Débordante d’énergie et généreuse, elle consacre sa vie aux « ailes qui sauvent » au profit desquelles elle entreprend une série de conférences.
L’ensemble de ses contributions lui vaut le titre de Chevalier dans l'Ordre de la Santé Publique le 5 novembre 1937.
Marie Marvingt, grande dame de cœur et d’honneur, marquée toute sa vie par le goût de l'aventure et du défi, s'éteint à Laxou le 14 décembre 1963, à l'âge de 88 ans. On la décrivait comme la femme la plus incroyable depuis Jeanne d’Arc, comme la plus grande sportive du siècle et elle fut surnommée « la fiancée du danger ».
Elle demeure un modèle de jeunesse, de dynamisme, de générosité et de foi en l'être humain.
Son souvenir est particulièrement vivant à Nancy et dans son agglomération.
Une biographie, « Marie Marvingt, la Femme d’un Siècle » lui a été consacrée afin de faire connaître l’aviatrice nancéenne quelque peu oubliée.
Un « beau timbre » à son effigie a également été émis en 2004 pour lui rendre un hommage bien mérité : une vignette postale représentant le buste de l’aviatrice se détachant sur un ciel dégradé allant du bleu à l’orange et un soleil jaune éclatant surplombant un monoplan.
Un documentaire passionnant de 52 minutes retraçant sa vie a été diffusé à la télévision en mars 2006.
Les propos de Marie Marvingt (presque) recueillis par un journaliste, avec la complicité de son biographe Marcel Cordier, ont été transcris dans une « interview posthume ». Elle a été publiée dans le quotidien l'Est Républicain le 26 août 2009.
Consulter l'interview (45 ko - format pdf)
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