JAMES JOYCE : GENS DE DUBLIN

 

Parce qu'une élève de Terminale écrit, peint, s'intéresse à la littérature et aux arts plastiques sous toutes ses formes, elle a spontanément fait ses propres dessins inspirés par l'œuvre de James JOYCE "Gens de Dublin".

 Ce roman riche et complexe, étudié en langue anglaise en classe, l'a profondément concerné.

 Elle a saisi seule la psychologie profonde du roman, la fragmentation de la personnalité dans un Dublin qui paralyse ses habitants.

 Les symptômes des personnages de JOYCE, l'absence d'amour, le vide que la ville produit dans les esprits, les impossibles illusions, elle nous les donne à voir dans ses dessins afin que nous partagions sa vision.

 

Marie Ange CAMPAGNOLO

Professeur d'anglais

 

Florence CHERRIER a dix-huit ans, elle est élève de Terminale L au Lycée VAROQUAUX à Tomblaine

 

Elle souhaite savoir si d'autres personnes ont été inspirées artistiquement et littérairement par JAMES JOYCE.

 

 NOUVELLE : "LA PENSION DE FAMILLE"

"Le souvenir de sa confession, la veille au soir, était lancinant" J.J.

 

 

JOYCE le magicien, qui d'un adjectif, exhorte la douleur humaine, la honte, le remords et la culpabilité. La douleur humaine est intemporelle, mais si magnifiée par JOYCE. Il la rend belle et utile et fait d'elle un passage nécessaire. La souffrance décrite, la paralysie qu'elle provoque m'emmène dans un tourbillon de couleurs brun comme du Dublin. J'aime cette interaction enter Dublin et ses habitants, ce brun qui paralyse mais qui émeut le lecteur. Le lecteur, charmé, par une ville tentaculaire, se laisse bercer par ce malpropre Dublin que JOYCE aimait et rejetait tant.

 

Florence CHERRIER

 

NOUVELLE " UN CAS DOULOUREUX"

 

 "Il trouvait tous les autres faubourgs de Dublin mesquins, modernes et prétentieux. Il habitait une vieille maison sombre et de ses fenêtres son regard pouvait plonger dans la distillerie désaffectée." J.J.

 

Quand le pouvoir du langage est tel que ma mémoire s'approprie ses mots et les transforme en tracés et en courbes...Quand les courbes des lettres deviennent arrondis des fenêtres, la densité des consonnes devient ombre noire. Et quant son regard guide ma main, tout est si intimement lié en univers de sensations tactiles et visuelles. Quant la magie de l'écrivain me transpose...Puis-je raconter ma vie, vivre moi-même, quant l'écriture rejoint l'art et l'art l'écriture et que je me retrouve cette actrice qui est spectateur, opérateur, à moi l'improvisation, la vie n'est qu'une pièce où nous avons notre rôle à jouer.

 

 

 

Florence CHERRIER

 

 

NOUVELLE : ARABY

 

Quand le Christ est si puissant qu'il fait ployer les gens , se courber les échines et rompre l'amour... Quand le poids de la religion est si puissant qu'il sépare...

 

 

Quand JOYCE décrit le poids de la religion, il me vient des images de séparation, de ploiement et de courbes imposées par un Christ tout puissant.

 

JOYCE décrit et commente ceci avec un telle force que le pinceau se détache de ma main pour peindre seul cette écrasante contrainte. D'un flamboyante couleur, je peins ce qui fait l'homme, et de couleur violente, cette séparation, cette force supérieure.

 

 

 

 

Florence CHERRIER