Le câblage.

Il ressemble beaucoup à la pose de tuyaux d'arrosage, il faut choisir la bonne taille du tuyau (câble), les robinetteries et prolongateur (hubs et répéteurs), les têtes d'arrosage (cartes réseaux) L'avantage du réseau est qu'en cas de fuite on n'est pas trempé, mais s'il y a fuite sur le réseau c'est plus compliqué à détecter.

Plus sérieusement les supports ne transportent pas tous les mêmes quantités d'information (bande passante), ils sont sensibles aux interférences électromagnétiques provoquées par les moteurs électriques, les tubes fluorescents.  Tout changement de champ magnétique à proximité des câbles peut perturber les transmissions dans le câble. Les câbles ne sont donc pas tous de qualité identique.

La largeur de bande mesure la quantité de données qu'un support peut transporter. L’évolution des débits des réseaux est comparable à l'évolution de la  puissance des ordinateurs. Alors que les premiers réseaux supportaient un débit de 10 mégabits par seconde, toutes les réalisations de câblage actuelles doivent autoriser 100 mégabits par seconde. Les câbles peuvent transporter aujourd'hui de plus en plus d'informations, et chez les constructeurs on ne parle plus que de hauts débits d’1 gigabit par seconde !

Coaxial épais Thick Ethernet, (10 base 5).

Un câble de couleur jaune (Gros jaune) d'un diamètre d'un demi-pouce, un câble de 50 Ohms encore référencé RG-8 et RG-11 qui n'est plus guère utilisé, car cher, lourd et pas très flexible. Peu sensible cependant aux interférence, il est utilisé dans les sites nucléaires, les laboratoires. Un segment peut faire 500 m, posé en une seule longueur, les ordinateurs y sont branchés par un transceiver, une prise vampire à 15 broches, AUI (Attached Unit Interface) ou DIX (Digital Intel Xerox) sur les marques noires du câble.

Coaxial fin Thin Ethernet (10 base 2).

Un câble de couleur noire encore très répendu, d'un diamètre d'un quart de pouce, un câble de 50 Ohms encore référencé RG-58. Il ressemble au câble de télévision qui est cependant différent par sa couleur (blanche) et qui est un câble de 75 Ohms référencé RG-59.

Ici le segment est formé de plusieurs morceaux qui courent entre les ordinateurs, sur une longueur limitée à 185 m. Deux PC doivent être distant d’au moins 30 Cm. Un bouchon terminateur doit être connecté aux deux extrémités du câble. La carte réseau est reliée par une prise BNC. On ne doit pas faire de branchement direct sur une carte réseau ou un hub, il faut un T. On limite le nombre de PC à 30 sur un segment. Au delà il faut un second brin avec un répéteur mais on doit respecter la règle du 5/4/3, pas plus de 5 segments, 4 répéteurs, 3 brins peuplés.

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Les avantages du coaxial.

L'inconvénient.

La paire torsadée (10 base T).

La paire torsadée est formée de fils de cuivre enroulés l'un autour de l'autre pour former une torsade. Plusieurs paires peuvent coexister dans le câble, en général 4, mais le réseau n'en utilise que 2, les autres peuvent servir à la vidéo, au téléphone. On trouve parfois du câble plat à 8 brins (acceptable sur un réseau en 10 Mbits/s), mais la paire torsadée s'impose sur les réseau à 100 Mbits/s.

Le câblage en paire torsadée implique une topologie en étoile car au centre de l'étoile se trouve un Hub (concentrateur) muni de 4, 8, 16 , 24 ports permettant de connecter de 4 à 24 PC. Les connecteurs correspondent à la norme RJ 45.

RJ45IMG.jpg (3293 octets)

La longueur maximum autorisée entre un PC et le Hub est de 100m et comme on peut cascader 4 hubs eux mêmes éloignés de 100 m, un réseau en étoile peut s'étendre sur un diamètre de 500 m en Ethernet 10 Mb/s.

La paire torsadée est classée en 5 catégorie :

Pour qu’une installation puisse supporter un débit de 100 mégabits par seconde, chacun des éléments du câblage doit se conformer à la catégorie 5, que ce soit le câble lui-même, les prises RJ-45 femelles murales et des armoires de brassage, les cordons utilisés entre la carte réseau et la prise murale, ou entre la prise de la baie de brassage et l’élément actif : concentrateur ou commutateur.

D’autre part, la réalisation du câblage doit suivre les règles suivantes :

 La paire torsadée blindée STP (Shielded Twisted Pair) présente une bonne résistance aux interférences électromagnétiques, mais présente un un coût plus élevé que la non blindée, UTP (Unshielded Twisted Pair) qui est suffisante dans les établissements scolaires.

Les avantages de la paire torsadée

Inconvénients:

La paire torsadée (100 base T).

On retrouve les caractéristiques énoncées plus haut mais avec plus de contraintes.

Le câblage sera obligatoirement de catégorie 5 et si la distance maximum entre un PC et un hub est toujours de 100 m, on ne peut pas cascader plus de 2 hubs, dont l'éloignement devra être inférieur à 5 m. On obtient donc un réseau étoilé d'un diamètre maximum de 205 m, mais en 100 Mb/s

La fibre optique.

D'un coût beaucoup plus élevé, tant pour la fibre que pour l'électronique qui l'accompagne, ce câblage est réservé pour des sites éloignés. Comme l'atténuation du signal dans les câbles cuivre limite leur longueur totale entre les éléments actifs à 100 m, pour aller au delà, la fibre optique est nécessaire. Elle sera donc indispensable pour connecter des bâtiments avec passage à l'extérieur ainsi que pour passer dans des milieux très perturbés .

 fibre.jpg (37596 octets)

Il existe deux types de fibre optique, la fibre monomode et la fibre multimode. La fibre monomode possède un cœur de très petit diamètre, de l’ordre de la longueur d’onde du signal transmis. La lumière transite donc le long de l’axe du câble et donc de plus longues distances possible (peu d’atténuation). La fibre multimode voit les rayons lumineux suivre des trajets différents suivant l’angle de réfraction. Les rayons peuvent donc arriver au bout de la ligne à des instants différents, d’où une certaine dispersion du signal.

Le répéteur.

La version 1.0 d'Ethernet définissait un répéteur comme un élément actif permettant de coupler directement deux segments de câble jaune. Le répeteur permet d'étendre la longueur du réseau au-delà des 500m d'un tronçon, il amplifie et régénère le signal, et permet d'adapter deux médias Ethernet différents (Thick Ethernet à Thin Ethernet). On le rencontre de moins en moins souvent.

Le Hub.

Un Hub est destiné à connecter des équipements 10 Mbits/s ou 100 Mbits/s.

Il doit être alimenté électriquement, on peut en connecter plusieurs en cascade à concurrence de 3, au delà il faut combiner avec le coaxial fin ou épais, il faut alors un hub avec un port AUI ou BNC.

Un hub est caractérisé par son débit. Si un seul ordinateur accède au réseau à un instant donné, il peut utiliser la totalité du débit permis par l'électronique du hub, mais quand plusieurs ordinateurs accèdent simultanément au réseau, le débit est partagé par tous les ordinateurs.  Comme sur les routes, il existe un seuil au-delà duquel la fluidité du trafic s'écroule assez vite avec l'arrivée d'un petit nombre supplémentaire de demandes! ! Cela peut être le cas par exemple lors de l'utilisation de CDROM partagés qui distribuent des fichiers multimédia (son et vidéo).

Un hub passif se contente d'assurer les connexions, il n'intègre aucun composants électronique, il partage le débit entre tous les postes connectés.

Un hub actif possède une électronique capable de traiter les signaux pour amplifier le signal, détecter les erreurs et surtout conduire l'information vers le poste qui en a besoin et non pas vers tous les postes. On parle encore de hub switché ou commutateur. Certains  peuvent même être  équipés d'un module de gestion et on peut intervenir à distance, effectuer des mesures de trafic et d'erreurs.

Le commutateur (switch) devient indispensable dès qu'un grand nombre de machines sont connectées sur le réseau. Si par exemple on constitue un réseau à 100 Mbits/s accueillant 100 machines et n'utilisant que de simples hubs, chaque machine ne disposera en théorie que de 1 Mbits/s de bande passante. Un hub switché permet à l'ordinateur connecté d'avoir une communication privée avec le hub qui redirige la requête de l'ordinateur que sur une partie du réseau et pas tout le réseau. Il connaît l'adresse réseau de chacun des ordinateurs qui lui sont reliés ; par conséquent il "aiguille" les
informations plutôt que de les retransmettre à tous. Le fait de ne
transmettre l'info qu'au poste concerné évite de surcharger le réseau
inutilement et permet une transmission plus rapide. Le switch améliore donc le débit total du réseau.

COMMENT CA SE BRANCHE ? 

En étoile ! N'oubliez pas que vous êtes sur un réseau "Ethernet" ou tout doit être branché selon le principe de
l'étoile ! c'est pourquoi on dit toujours qu'on ne peut brancher plus de
4 hub (ou switch) "à la suite" en fait comprenez qu'on ne doit pas les
brancher "en série" mais toujours respecter le schéma d'une étoile  :

      HUB
       |
HUB - HUB - HUB
       |
      HUB

Le Hub au centre est également celui qui comporte le câble vers le serveur. Vous pourrez, par la suite, remplacer le Hub au centre par un switch afin "d'aérer" la circulation des infos sur le réseau. Lorsque vous branchez deux hubs entre eux vous devez le faire par l'intermédiaire d'une prise "dédié" (Uplink) ou sinon par un câble "croisé".

Attention : Si certains éléments à 100 Mbits/s (les serveurs) doivent coexister avec d'autres à 10 Mbits/s (les routeurs), le commutateur ou à défaut un hub doit pouvoir gérer les deux débits (10/100 Mbits/s)
Avec des HUB 100 Mbits/s " pur ", tout l’équipement (cartes réseau, boîtier de partage d’imprimantes etc..) doit être en 100 Mbits/s

Baie de brassage

Elle se situe dans un local technique inaccessible au public dans une armoire ou  dans un coffret mural fermant à clé qui comprend :

  • un support  métallique
  • un support pour concentrateur (hub) ou commutateur (switch)
  • un répartiteur modulaire de 12, 24, 32… prises RJ45
  • une mise à la terre .

 

 

 

Dernière modification le 10/10/01


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