DVD Frequently Asked Questions (in French!)

Ce document, du 10 mai 1999, est la version française du FAQ du forum Usenet alt.video.dvd écrit par Jim Taylor <jtfrog@usa.net>.

Toutes remarques, suggestions et nouvelles questions sont les bienvenues : Zahir Abela <abela@multimania.com>.

Où puis-je trouver ce FAQ ?

Les modifications récentes :

Sommaire



    Fujitsu aurait sorti le premier ordinateur équipé d'un lecteur de DVD-ROM le 6 novembre au Japon. Toshiba a sorti un ordinateur muni d'un lecteur de DVD-ROM au Japon au début 1997 (prévu tout d'abord en décembre 1996 puis en novembre !). Les lecteurs de DVD-ROM de Toshiba, Pioneer, Panasonic, Hitachi, et Sony apparurent en petite quantité dès janvier 1997. Le kit PC-DVD de Creative Labs (lecteur Matsushita avec décodeur A/V; sampler Warner DVD-V ) a été commercialisé à 500$ aux États-Unis en avril. Des lecteurs Samsung (et des PC équipés de lecteurs) sont disponibles en Corée depuis janvier. Le kit PC-DVD de Hi-Val (lecteur Toshiba, décodeur Quadrant; 6 DVD-ROM dont Silent Steel, Daedalus Encounter et Xiphias Encyclopedia Electronica) a été prévu pour mai, tout comme le kit de Diamond Multimedia au prix de 599$. Le kit STB Systems DVD Theater est prévu pour juillet au prix de 699$. Dynatek a annoncé un kit avec 6 titres pour 649$. Les lecteurs Philips sont prévus au deuxième trimestre. Ceux de LG Electronics en juillet. Le PC Infinia de Toshiba équipé d'un lecteur de DVD-ROM est disponible depuis l'été 1997. Les PC équipés de DVD-ROM de Sony et Compaq sont reportés. Le nouveau kit 2x DVD-ROM « Encore » de Creative est disponible pour 380$. Le kit de deuxième génération de Hi-Val est au même prix. Le kit CoolDVD de E4 pour Macintosh est disponible à 499$ à partir de février 1998.
    Pour davantage de précisions, voir http://www.brouhaha.com/~eric/video/dvd/.  Vous trouverez un article intéressant sur le site de WebShopper (daté du 16 Sept 1998).

    Note: Si vous achetez un lecteur provenant d'une zone différente de celle où vous habitez, vous pourrez peut-être ne pas pouvoir lire les disques protéger par un code régionale. (Voir 1.10.)
     

    [1.6] Quels sont les titres disponibles en DVD ?

    Tout comme pour les lecteurs, les annonces optimistes de sorties de titres en DVD, prévues pour Noël 1996, ne se sont pas concrétisées. Seule une poignée d'entre eux fut disponible au Japon pour le lancement du DVD en novembre 1996, la plupart étant des titres musicaux. Les premiers films apparurent en décembre. En avril, ce furent plus de 150 titres qui étaient disponibles au Japon. Les longs métrages firent leur apparition sur le sol américain en mars 1997. En septembre 1997, 160 titres sont disponibles aux États-Unis et plus de 200 sont annoncés pour les prochains mois. En comparaison des prémisses du CD et du laserdisc, c'est énorme. Près de 19 000 DVD se sont vendus au cours des deux premières semaines du lancement aux États-Unis, dépassant largement les prévisions. Infotech prévoit 600 titres pour la fin 1997 et plus de 8000  pour l'an 2000. Dès décembre 1997, plus de un million de DVD fut livré aux revendeurs. En avril 1998, c'est près de 1000 titres qui sont disponibles en Zone 1.

    Un lancement conjoint, de titres et de lecteurs, en Europe est prévu pour le premier trimestre 1998. Plus de 100 titres sont attendus en mars, avec plus de 250 disponibles à la fin 1998. Le lancement officiel du nouveau format par Time Warner en Australie (Zone 4) est prévu pour Pâques 1998.

    Pour une liste exhaustive du catalogue américain et canadien (Zone 1), voir <http://www.unik.no/~robert/hifi/dvd/film1.html>, et pour l'Europe et le Japon voir <http://www.unik.no/~robert/hifi/dvd/film2.html>. Une autre liste tout aussi complète pour les États-Unis est disponible à <http://www.surroundfreak.com/dvd/dvd1.htm>. Pour les prochaines sorties, la liste est à <http://www.image-entertainment.com/laserv.html>. Pour une liste de DVD 16/9 voir : <http://www.WidescreenReview.com>

    Concorde Video a sorti fin mars en PAL « 12 Monkeys » sur le territoire  allemand. Philips a menacé cet éditeur d'un procès pour ne pas avoir inclus de piste audio multi-canal MPEG, mais le différent est désormais résolu (voir 3.6).

    Les titres en DVD-ROM apparaîtront progressivement. Près de la moitié des éditeurs de CD-ROM a déclaré leur intention de produire des DVD-ROM. Voir 6.2 pour une liste. Plusieurs de ces titres accompagneront des lecteurs ou des suites logiciels jusqu'à ce que le marché prenne de l'ampleur. IDC prévoit que 13% des logiciels seront disponibles en DVD-ROM à la fin de 1998. Les DVD-ROM sont, en quelque sorte, des CD-ROM de plus grande capacité et plus rapide avec le même contenu. Mais les DVD-ROM peuvent de plus tirer partie d'une vidéo de haute qualité et d'un son multi-canal ajoutés à de nombreux PC équipés de DVD-ROM.

    Les premiers DVD-ROM seront probablement « The Union Catalogue of Belgian Research Libraries » édités par IVS, «PhoneDisc PowerFinder USA One » (qui tient sur 6 CD-ROM) par Digital Directory Assistance Inc., et «Silent Steel » de Tsunami Media. La plupart des premiers titres accompagneront les lecteurs de DVD-ROM.

    [1.7] Combien coûte un lecteur de DVD ?

    Les lecteurs actuellement sur le marché s'achètent à un prix minimum de 500$. (Voir 1.5 pour les modèles et les prix.) InfoTech prévoit des prix à partir de 250$ en 2000 , et moins de 150$ en 2005.

    Les lecteurs de DVD-ROM, pour leur part, affichent un prix de 300 à 400$. (Les prix OEM se situent à moins de 200$.) Ce niveau devrait baisser rapidement jusqu'à atteindre les prix actuels des CD-ROM.
     

    [1.8] Combien coûte un DVD ?

    Cela dépend, mais la plupart des films en DVD se vendent entre 25 et 30$, les prix qu'affichent les magasins (avec les remises) sont eux entre 18 et 25$, y compris ceux avec des suppléments. Certaines éditions de films récents, destinées au marché de la location, ont un prix de 80$ (tout comme la VHS), d'autres sont même à 12$.

    Les DVD-ROM devraient être, dans un premier temps, un peu plus chers que les CD-ROM. Etant de plus grande capacité que ces derniers et le marché étant à ses débuts, les DVD-ROM coûtent aussi plus chers à répliquer. Mais les coûts de fabrication baissant et le parc de lecteur prenant de l'ampleur, les prix des DVD-ROM devraient être équivalents aux CD-ROM.
     

    [1.9] A quelle allure le DVD s'imposera-t-il ?

    Le DVD ne s'imposera pas aussi  rapidement que prévu. Mais ce sera plus rapidement que la VHS, le laserdisc et le CD. A la fin de 1997, plus de 500 000 lecteurs de DVD-Vidéo seront disponibles dans les magasins dans le monde. 349 482 de ceux-ci sur le sol américain (avec près de 200 000 lecteurs vendus). Le catalogue de DVD-Vidéo est de près de 600 titres, avec près de cinq millions de titres dans les bacs, et 2 millions d'exemplaires vendus. Près de 300 000 lecteurs de DVD-ROM sont dans les stocks des revendeurs et environ un million de titres accompagne des packs. Seulement 60 titres forment le catalogue DVD-ROM à la fin 1997.

    Voici quelques prévisions chiffrées:
     

    A titre de comparaison, il y a près de 700 millions de lecteurs de CD et 160 millions de lecteurs de CD-ROM dans le monde en 1997. 1,2 milliard de CD-ROM mis en circulation dans le monde en 1997 avec un catalogue de 46 000 titres. Il y a environ 80 millions de magnétoscopes aux États-Unis (89% des foyers) et près de 400 millions dans le monde. Il y a environ 250 millions de téléviseurs aux États-Unis et 1,2 milliard dans le monde. Ventes estimées aux États-Unis en 1997 : 7,7 millions de magnétoscopes et 900 000 télévisions rétroprojecteurs.

    [1.10] Que sont les codes régionaux ?

    Les studios hollywoodiens veulent contrôler la sortie de leurs productions dans les différentes parties du monde, car ces sorties se sont pas simultanées (un film peut sortir en vidéo aux États-Unis alors qu'il apparaît tout juste sur les écrans en Europe). De plus, les studios vendent les droits de distribution à des distributeurs étrangers, à qui ils souhaitent garantir une exploitation exclusive dans leurs zones respectives. Pour cette raison, ils ont demandé que le DVD intègre une protection qui puisse prévenir contre l'usage d'un DVD hors de sa zone. Chaque lecteur se voit attribuer un code régional d'après la zone géographique à laquelle il est destiné. Le lecteur refusera alors de fonctionner avec des DVD non autorisés dans cette zone. Cela veut dire qu'un DVD acheté dans un pays donné peut ne pas fonctionner si le lecteur a été acheté dans un autre pays.

    Les codes régionaux sont optionnels. Des DVD toutes zones pourront être lus dans tout lecteur quelque soit sa zone. Ce contrôle n'est obtenu pas par une méthode d'encryptage mais simplement par un octet sur le DVD que le lecteur vérifie. Certains studios ont annoncés que seuls les films récents seront dotés de ce code, mais jusqu'ici presque tous les titres en sont pourvus et ne peuvent donc être lu que dans une seul région. Les codes régionaux font partie du disque de manière définitive, il n'y aura pas de déverrouillage après un certain temps.

    Il y a 6 régions (aussi appelées « zones »). Les lecteurs et les DVD sont identifiés par leur code régional, de 1à 6, superposé à un globe (imprimé sur la jaquette du DVD). Si un DVD est valable dans plus d'une zone, on trouvera plusieurs numéros de zone sur ce globe.

    1: Canada, États-Unis et territoires rattachés
    2: Japon, Europe, Afrique du Sud, Moyen Orient (incluant l' Égypte)
    3: Asie du sud-est, Est de l'Asie (incluant Hong Kong)
    4: Australie, Nouvelle Zélande, Ile du Pacifique, Amérique Centrale, Mexico, Amérique du Sud, Caraïbes
    5: Ancienne Union Soviétique, Inde, Afrique (et Corée du Nord, Mongolie)
    6: Chine

    (Voir la carte à <http://www.unik.no/~robert/hifi/dvd/world.html>.)

    Certains lecteurs peuvent être modifiés pour pouvoir lire tous les DVD quelques soient leurs zones. Cette modification annule certainement la garantie. Certains disques, comme ceux de Buena Vista/Touchstone/Miramax, MGM/Universal et Polygram contiennent un prgramme qui vérifie la zone du lecteur. Ces disques ne peuvent être lu sur des lecteurs "code free" qui ont leur code de zone à 0, mais ils peuvent être lus sur des lecteurs dont la zone peut être modifiée par télécommande. On peut trouver des informations sur la modification des lecteurs sur l'Internet ou dans les forums de discussions, comme rec.video.dvd ( on peut y faire une recherche par le site www.dejanews.com ).

    Les codes régionaux s'appliquent aussi aux lecteurs de DVD-ROM, mais seulement en cas d'utilisation avec un DVD-Vidéo, cela ne concerne donc pas les DVD-ROM contenant des logiciels. (Voir 1.11 pour plus de détails).

    Les systèmes vérifient le code régional avant de lire des DVD-Vidéo. Les lecteurs DVD-ROM « RPC2 » permettent le changement du code régional plusieurs fois. Une fois cette limite atteinte, généralement entre 5 et 9 fois, tout changement est impossible à moins de que le revendeur ou le constructeur ne réinitialisele lecteur.

    Les codes régionaux ne s'appliqueront pas au DVD-Audio.

    [1.11] Qu'en est-il de la protection contre la copie ?

    Il y a trois méthodes de protection contre la copie intégrées dans le DVD:

    1) Analog CPS (Macrovision)
    La copie (analogique) sur VHS est empêchée par le système Macrovision 7.0 présent dans chaque lecteur. Le terme générique est APS (Analog Protection System). Les cartes vidéo informatiques munies de sorties composites ou s-vidéo (Y/C) doivent aussi utiliser APS. Macrovision perturbe et empêche l'enregistrement correcte de la vidéo de 95% des magnétoscopes. Malheureusement cela peut aussi dégrader l'image, spécialement le matériel ancien ou hors-norme. Le résultat est alors l'apparition de bande de couleur, de distorsion, de perte de la couleur ou de cycle d'assombrissement de l'image. Macrovision crée aussi de sérieux problèmes sur la plupart des doubleurs de lignes. Macrovision n'est pas présent sur la sortie analogique « component » vidéo des premiers lecteurs, mais est obligatoire sur les lecteurs plus récents comme le Sony S7000. Les DVD signalent au lecteur qu'il faut activer la Macrovision AGC avec ou sans perturbation. C'est à la fabrication du DVD que l'on décide du niveau de protection à activer, on verse en conséquence les royalties à Macrovision. Tout comme les VHS, certains DVD sont dotés de Macrovision et d'autres non. (Pour davantage d'informations sur la Macrovision, voir le descriptif technique de l'encodeur vidéo de SGS/Thomson à <http://www.st.com/stonline/books/ascii/docs/4570.htm>.)

    2) CGMS
    Chaque DVD comporte aussi des informations indiquant si le contenu peut être copié. C'est un système de gestion de « niveau » de génération de copie (CGMS) conçu pour empêcher les copies ou les copies de copies. L'information CGMS est encapsulé dans le signal vidéo sortant du lecteur. Pour que ce système fonctionne, le matériel faisant la copie doit reconnaître et respecter le CGMS. Le standard analogique (CGMS/A) encode les données en NTSC sur la ligne 21 (dans le service XDS). Le standard numérique (CGMS/D) n'est pas encore finalisé, mais sera présent sur les connections numériques comme IEEE 1394/Firewire.

    3) Content Scrambling System (CSS)
    Du fait du risque potentiel de créer  de parfaites copies numériques, la paranoïa des studios hollywoodiens est montée d'un cran et les a incités à exiger, dans les spécifications du DVD-Vidéo, une protection contre la copie encore plus poussée. Content Scrambling System (CSS) est une méthode d'encryptage de données destinée à interdire la lecture des fichiers directement sur le système de fichier du DVD. La plupart des lecteurs ont un circuit de décryptage qui décode les données avant de les afficher. Aucune sortie numérique non-brouillée n'est autorisée tant qu' une connexion numérique sécurisée n'est pas obtenue. Au niveau informatique, les lecteurs de DVD-ROM et les décodeurs matériels ou logiciels échangent des clés d'encryptage de manière à ce que la vidéo soit décryptée juste avant l'affichage. Cela signifie que de nombreux lecteurs de DVD-ROM et de cartes vidéo ont des circuits supplémentaires (et un coût) pour la protection contre la copie. En 1999, tous les lecteurs de DVD-ROM devront supporter les codes régionaux et CSS. Certains lecteurs pourront autoriser la réinitialisation du code régional un nombre limité de fois; d'autres lecteurs se régleront automatiquement après avoir lu un certain nombre de films d'une même zone. Les constructeurs de matériel doivent, pour utiliser le DVD-Vidéo (lecteurs, circuit, cartes vidéo, etc.), acquérir une licence CSS, qui n'est pas facturée, mais la procédure d'acquisition est  longue. Il est donc recommandé aux constructeurs intéressés de faire la demande au plus vite. Fin mai 1997, les licences CSS furent finalement accordées aux logiciels de décodage.

    4) Digital Transmission Content Protection (DTCP)
    Dans le but de permettre des connexions numériques entre les appareils tout en se préservant des parfaites copies numériques, cinq systèmes de protection numérique contre la copie ont été proposé à la CEMA. Le leader de ces cinq systèmes est le DTCP (digital transmission content protection),  avec les connexions IEEE 1394/FireWire à l'esprit mais peut être appliqué à d'autres protocoles. Les spécifications proposées furent établies par Intel, Sony, Hitachi, Matsushita et Toshiba en février 1998. En décembre 1998, Sony a annoncé le développement d'une puce DTCP dont la mise sur le marché est prévu au printemps 1999.Avec le DTCP, les appareils connectés en numérique, comme les lecteurs de DVD et un téléviseur numérique ou un magnétoscope numérique, échange des clés et des certificats d'authentication afin d'établir une liaison sécurisée.Le lecteur de DVD encrypte le signal audio/vidéo encodé en le transmettant à l'appareil récepteur, qui doit à son tour le décrypté. Cela évite que d'autres appareils connectés mais non-authentifier ne volent le signal. L'encryption n'est pas nécessaire pour les programmes qui ne sont pas protégés contre la copie. La protection peut être « renouvelé » par de nouveaux programmes (comme de nouveaux disques ou de nouvelles diffusions) et par de nouveaux appareils qui diffusent des clés mises à jour ainsi que des listes de révocation (pour identifier les appareils non-autorisés ou compromis). Une solution concurrente, XCA (extended conditional access), de Zenith et Thomson est  analogue au DTCP mais peut fonctionner avec des interfaces à sens unique (comme le standard EIA-762 RF) et utilise des smart cards pour mettre à jour la protection. D'autres solutions ont été faites par MRJ Technology, NDS, et Philips. Le programme est marqué par un indicateur CGMS standard « Copié à volonté» « Copié une fois » ou « Ne jamais copié » et parfois « Plus de copie possible ». Les appareils numériques qui ne font rien de plus que reproduire le signal pourront recevoir les données (à la condition qu'ils authentifier leurs rôles d'appareils lecture-seule). Les appareils d'enregistrement numérique ne pourront accepter que les données qui ne présentent pas l'indicateur « Ne jamais copié », et ils doivent modifié l'indicateur CGMS à « Zéro copie » s'il indiquait « Copié une fois ». Digital CPS a été conçus pour les téléviseurs et enregistreurs vidéo numériques de prochaines générations. Cela nécessitera de nouveaux lecteurs de DVD avec des connecteurs numériques (comparables à ceux des caméras DV). Ces nouveaux produits ne seront probablement pas disponibles avant le milieu de 1999. Le cryptage étant effectué par le lecteur, aucun changement du format du disque n'est nécessaire.

    Les studios et les industriels de l'électronique grand public veulent rendre illégale la désactivation de la protection contre la copie, ils visent à établir un cadre légal dans ce sens aux États-Unis et dans d'autres pays.
    Le résultat de cette démarche est  World Intellectual Property Organization (WIPO) Copyright Treaty et le WIPO Performances and Phonograms Treaty (December 1996) et le U.S. Digital Millenium Copyright Act (DMCA), voté en octobre 1998. Un membre du groupe en charge du dossier au sein du comité de protection contre la copie a déclaré : « la législation envisagée doit aussi apporter des garanties précises que la pratique raisonnable et habituelle de l'enregistrement sera autorisée, tout en autorisant des pénalités en cas d'infraction. » La façon dont le lecteur ou les studios (qui positionne l'indicateur « Ne pas copié ») « permettrait » cela n'est pas du tout claire.

    Les ordinateurs et les lecteurs DVD-ROM, y compris les kits DVD-ROM, doivent supporter Macrovision, CGMS, et CSS. Les cartes vidéo des PC avec une sortie TV qui ne supporte pas MAcrovision ne fonctionnera pas avec les films encryptés. Les ordinateurs avec des prises IEEE 1394/FireWiredoivent supporter les spécifications finales du DSPS pour pouvoir fonctionner avec d'autres appareils DCPS. Tous les lecteurs de DVD-ROM doivent contenir les circuits CSS pour établir une liaison sécurisé avec le décodeur matériel ou logiciel, bien que CSS ne peut être utilisé que sur un programme DVD-Vidéo. Bien entendu, un DVD-ROM pouvant stocker tous types de données informatiques, n'importe quel système de cryptage peut être utilisé.

    Ces trois formes de protection contre la copie sont inclues à la discrétion de l'éditeur du DVD. Le décryptage des films est aussi optionnel pour le constructeur de matériel et l'éditeur de logiciel  de décodage : un lecteur ou un ordinateur sans fonctionnalité de décryptage ne pourra lire que les films non cryptés. DCPS est effectué par le lecteur de DVD et non par le développeur du disque.

    Ces systèmes de protection contre la copie ont été conçus pour lutter contre la copie « trop facile » (qui, d'après les studios, leur feraient perdre des milliards). Le but est de faire en sorte que « les honnêtes gens restent honnêtes ». Même les concepteurs de ces systèmes admettent que cela n'arrêtera pas les pirates bien équipés. Il y a des appareils peu coûteux qui contourne la protection analogique, bien que peu de ces appareils ne fonctionnent contre le Colorstripe de Macrovision. Ces appareils sont appelés Video Clarifier, Image Stabilizer, et CopyMaster.

    Le Data-Hiding Sub-Group (DHSG) du Copy Protection Technical Working Group (CPTWG) du DVD Forum a reçu sept propositions de watermarking qui ont depuis fusionnés en trois:
    IBM/NEC, Macrovision/Digimarc/Philips et Hitachi/Pioneer/Sony. Le 17 février 1999, les deux premiers groupes ont fusionnés pour former le « Galaxy Group » et ont rassemblés leurs technologies dans une seule et même proposition.
    Le watermarking, qui sera ajouté au DVD à l'avenir, est un système de marquage (watermark), qui sera probablement utilisé par le DVD, et qui marque de manière permanente chaque image avec une information indécelable à l'oeil. Cette information sera reconnue par le matériel vidéo afin de prévenir contre la copie, même si la vidéo est transmise de manière numérique ou analogique ou si elle subit un traitement. De nouveaux lecteurs de DVD ainsi que d'autres matériels seront nécessaire pour être compatible avec le watermarking, mais le DVD Forum à l'intention de rendre les DVD « watermarkés » compatibles avec les lecteurs actuels, mais les studios ne l'autoriseront sans doute pas. Cette technologie de watermarking utilisée sur les Divx causerait, d'après certains, l'apparition de parasites ( "raindrop" ou "gunshot"). Ce problème semble avoir été résolu sur les disques récents.

    [1.12] Qu'en est-il du DVD-Audio ou Music DVD ?

    Lors de l'arrivée du DVD sur le marché en 1996, il n'y avait pas de format DVD-Audio, bien que les capacités audio du DVD-Vidéo surpassent de loin celles du CD. Le Forum DVD a décidé de recueillir davantage d'informations provenant de l'industrie du disque avant de définir les spécifications du DVD-Audio. Une version des spécifications a été publiée par le Working Group 4 (WG4) du DVD Forum en janvier 1998, et la version 0.9 a été publié en juillet. La version final des spécifications du DVD-Audio 1.0  a été approuvé en février 1999 et publié en mars. Les appareils pour le DVD-Audio apparaîtront à la fin 1999 au plus tôt. Ce retard est dû au processus de sélection du mode de protection contre la copie (encryption et watermarking). Il est possible que le Secure Digital Music Initiative (SDMI) du RIAA ne retarde l'introduction du DVD-Audio jusqu'en 2000.

    Le DVD-Audio est un format distinct du DVD-Vidéo. Les disques DVD-Audio peuvent être conçu pour fonctionner avec des lecteurs DVD-Vidéo, mais il est possible de fabriquer des disques DVD-Audio totalement incompatible avec les lecteurs de DVD-Vidéo car les spécifications apportent de nouveaux formats et de nouvelles fonctionnalités, avec le contenu stocké dans une zone DVD-Audio distincte sur le disque (le répertoire AUDIO_TS) que le lecteur DVD-Vidéo ne lira jamais. De nouveaux lecteurs DVD-Audio seront nécessaires, ou de nouveaux "lecteurs universels" pouvant lire les DVD-Vidéo et les DVD-Audio.

    Appel aux producteurs : Des lecteurs universels ne seront pas disponibles avant un certain temps, mais vous pouvez produire des "disques unversels" dès maintenant. Avec quelques efforts, tous les disques DVD-Audio peuvent être conçus de manière à fonctionner sur tous les lecteurs en incluant une version Dolby Digital du programme dans la zone DVD-Vidéo.

    Appel aux développeurs de système auteur (authoring) pour le DVD-Audio : Faites que vos logiciels puissent faire cela par défaut, ou qu'il recommande fermement cette option pendant l'authoring.

    Les lecteurs de DVD-Audio (et "universels") fonctionneront avec les amplis actuels. Ils généreront un signal PCM et Dolby Digital et certains supporteront les formats optionnels DTS et DSD. Toutefois, la plupart des amplis actuels ne peuvent décoderle PCM haute-définition (voir 3.6.1), et même s'ils le pouvaient le signal ne pourrait être transmis par les connections numériques actuelles. Les lecteurs de DVD-Audio avec des convertisseurs numérique-analogique (DAC) de haut de gamme peuvent être branché à des amplis avec des entrées deux canaux ou six canaux, mais il y aura une perte de qualité si l'ampli reconvertit en numérique pour le traitement. Les amplis à venir avec des connections numériques  améliorées comme l'IEEE 1394 (FireWire) sera requis afin de profiter pleinement de la résolution du DVD-Audio.

    L'industrie du disque demande aussi la présence d'un « signal encapsulé » ou « watermark numérique » pour garantir la protection contre la copie. Cela impose l'utilisation de technologie « pit signal processing » afin d'inclure une signature numérique et des clés de cryptage dans le signal audio sous la forme de « bruit » inaudible, de manière à informer le matériel en cas de copie afin qu'il refuse la lecture. Les audiophiles avancent que cela engendrerait une dégradation de la qualité d'écoute.

    En attendant, le DVD-Vidéo offre un son multi-canal de meilleure qualité que le CD (Voir  3.6.2).

    Sony et Philips proposent le format Super Audio CD. (Voir 3.6.1)  Le SACD fournira des disques « legacy » qui auront deux couches, une pour les lecteurs de CD actuels, et une couche pour les lecteurs de DVD-Audio. Ironiquement, le prix de lancement de ces disques double couche sera supérieur au prix d'un CD et d'un DVD. Sony a publié les spécifications version 0.9 en avril 1998, la version finale est attendu pour avril 1999. La technologie SACD sera gratuite pour les constructeurs de lecteurs de CD.

    [1.13] Quels sont les studios qui soutiennent le DVD ?

    A la sortie du DVD au début de 1997, Waner et Polygram étaient les seuls majors hollywoodiennes à éditer des DVD. D'autres titres furent disponibles de distributeurs plus modeste. Les autres studios ont progressivement rejoint le DVD (Voir 6.2 pour une liste exhaustive ; Voir 1.6 pour le catalogue disponible ou annoncé).

    Dreamworks est le dernier des grands acteurs d'Hollywood a annoncer son entrée dans le marché du DVD. Paramount, Fox et Dreamworks ont intiallement (et exclusivement) soutenu  Divx, mais ils ont annoncés leur soutien au DVD à l'été 1998.

    [1.14] Le DVD peut-il enregistrer ?

    En un mot : non. (Pas avant le siècle prochain.)

    En plusieurs : Les éléments indispensables pour l'enregistrement (son et vidéo) sur un DVD sont un flux vidéo MPEG et une piste audio PCM. (D'autres flux comme le Dolby Digital, le MPEG audio et les sous-titres ne sont pas indispensables.) Les codes de contrôle principaux du DVD sont aussi nécessaires. Pour le moment, l'encodage de la vidéo et du son est délicate, sans compter qu'il faut y adjoindre les codes et graver le tout sur DVD. Et même si cela se faisait dans le salon d'un  particulier, ce serait extrêmement coûteux. Le coût de production des DVD passe de millions de dollars à quelques milliers, mais on ne passera pas sous la barre des 500$, limite raisonnable pour une exploitation vers le grand public, avant plusieurs années. En juin 1997, Hitachi  a présenté un modèle « grand public » d'enregistreur de DVD-Vidéo composé d'une unité DVD-RAM, d'un disque dur (comme tampon), de deux encodeurs MPEG-1 et d'un décodeur MPEG-2. Aucune date de production à grande échelle ne fut annoncée. Il est possible que le premier enregistreur de DVD réellement grand public nécessite une source audio et vidéo numérique déjà compressée, comme le satellite.

    Autre problème : Le prix des DVD vierges auraient un prix au lancement de 40$. La première génération d'enregistreur aura une capacité d'enregistrement d'un quart inférieure aux DVD préenregistrés. La compression en temps réel nécessite des débits très importants pour atteindre une qualité correcte, restreignant d'autant la capacité totale. La compression MPEG-2 fonctionne bien mieux avec une source vidéo de haute qualité, de ce fait l'enregistrement, avec pour source de la VHS ou des programmes par le câble, peut donner des résultat médiocre (à moins que l'enregistreur ne dispose de filtres , ce qui augmente le coût).

    Ne vous laissez pas induire en erreur par la sortie en septembre 1997 des unités DVD-RAM (à500$) et  DVD-R (à 17 000$)  (Voir 4.3). Ces unités  peuvent enregistrer des données informatiques, mais pour la création de DVD-Vidéo, il faudrait du matériel et des logiciels supplémentaires pour l'encodage vidéo (MPEG-2), l'encodage audio (Dolby Digital, MPEG ou LPCM), l'encodage des sous-titres, l'encodage « still frame »  (MPEG-1 ou MPEG-2),  la gestion des codes et le multiplexage. Et cela ne pouvant être réalisé en temps réel, il faudrait aussi un disque dur de 5 à 9 GB pour traiter les données.

    Certains pensent que l'enregistreur de DVD-Vidéo ne sera jamais avantageux pour le grand public qui souhaite enregistrer de la VHS ou des programmes télé,  les cassettes numériques étant moins coûteuses. Mais d'un autre coté, ces dernières souffrent de l'absence de nombreux apports du DVD, comme le montage automatique et sans interruption, avance rapide, recherche instantanée ou l'intégrité dans le temps, sans parler de l'aspect « cool » de ces petits disques « brillants ». Ainsi, si les coûts d'encodage et les DVD vierges atteignent  un niveau suffisamment bas, la commercialisation vers le grand public du  DVD enregistrable pourrait se concrétiser. La comparaison DVD/Cassette vidéo numérique sera alors des plus intéressantes. Les enregistreurs de cassettes vidéo numériques sont déjà disponibles mais au prix de 4 000$.

    [1.15] Que se passe-t-il si un DVD est rayé ? Sont-ils trop fragiles pour la location ?

    La plupart des éraflures engendreront des erreurs de données mineures qui seront facilement corrigées. A tort, certains pensent qu'une éraflure sera plus dommageable sur un DVD que sur un CD du fait, d'une part de la densité de stockage plus importante, et d'autre part, parce que la vidéo est fortement compressée. En comparant la taille des pits et des lands sur chacun des formats, on constate que la densité des données sur un DVD est quatre fois plus importante que sur un CD, il est donc vrai qu'il y aura plus de dégâts. Mais le système de correction d'erreur est au moins dix fois plus performant que pour le CD et compense largement la différence de densité. Il faut, de plus, garder à l'esprit que les compressions MPEG-2 et Dolby Digital sont en partie basée sur l'élimination ou la réduction d'information imperceptible, la décompression n'augmente pas autant qu'on pourrait s'y attendre la quantité de données. Les éraflures importantes peuvent engendrer des erreurs irrécupérables qui provoqueront une erreur d'entrée-sortie sur un ordinateur ou un défaut momentanée à l'écran. Il y a plusieurs moyens de dissimuler les erreurs de la vidéo MPEG; ces moyens seront peut être utilisés dans les futures lecteurs (Voir section D.12 du document <http://icib.igd.fhg.de/icib/it/iso/cd_13818-2/read1.html>).

    Le  groupe de travail DVD-Informatique a spécifié qu'il ne souhaitait pas l'usage de caddies ou d'autres enveloppes de protections. Les laserdiscs, les CD et les CD-ROM sont, de même, des victimes potentiels d'éraflures; cela n'empêche pas de nombreux magasins et bibliothèques de les proposer à la location. Les grands magasins, comme Blockbuster et West Coast Entertainment, les proposent à la location dans nombre de leurs succursales. Jusqu'ici les réactions concernant la location de DVD sont positives. Une liste de points de locations de DVD (aux États-Unis) est disponible à <http://home.earthlink.net/~tlfordham/dvd.html>.

    [1.16] Le VHS me suffit, pourquoi s'intéresser au DVD ?

    Les principaux atouts du DVD sont la qualité et les caractéristiques innovantes (Voir 1.2). Contrairement à la VHS, le DVD ne se dégradera pas avec l'âge ou suite à d'innombrables lectures, ce qui est très intéressant pour les parents dont les enfants regardent les productions Disney deux fois par semaine !). C'est de ce fait un format plus propice que la VHS  à la  constitution de collections, tout comme le CD l'est par rapport à la cassette.

    Si aucun de ces points ne vous importe, la VHS est probablement suffisante.

    [1.17] Le packaging est-il différent du CD ?

    L'inquiétude des éditeurs de DVD de voir les consommateurs supposer que les DVD pourraient être lus sur leur lecteur de CD les a incités à favoriser un packaging différent. Time Warner préconise le boîtier « Snapper » qui mesure approximativement 14cm de largeur x 19cm de hauteur x 1.25cm d'épaisseur (5.5" x 7.5" x 0.5"). C'est-à-dire aussi large qu'un boîtier classique de CD et aussi haut qu'un boîtier VHS. Le Video Software Dealers Association a aussi proposé un boîtier 5 5/8" de largeur, 7 3/8"  de hauteur et entre 3/8" et 5/8" de profondeur. Toutefois il n'existe pas de normes imposées dans ce domaine.

    [1.18] Qu'est-ce qu'un DVD double couche ? Est-ce compatible avec tous les lecteurs ?

    Un DVD double couche contient deux couches de données, l'une d'elles est semi transparente. Les deux couches peuvent être lues par le même faisceau (elles sont sur la même face), un DVD double couche a donc une capacité deux fois plus importante qu'un DVD simple couche, représentant plus de quatre heures de vidéo (Voir 3.3 pour de plus amples  informations). De nombreux DVD double couche sont actuellement disponibles (par exemple Contact, Goldeneye, Species, Raging Bull et Rain Man en Zone 1). Dans un premier temps, seules quelques usines de pressage pouvaient produire des DVD double couche; la plupart des sites de pressage le peuvent désormais. La deuxième couche peut contenir une piste « PTP » dans le même sens que la première couche (pour des données indépendantes ou pour des effets de transition entre couche) ou une piste « OTP » dans un sens opposé à la première couche ; la tête de lecture lit, ainsi, du centre vers les bords pour la première couche et des bords vers l'intérieur pour la deuxième couche. Ce principe permet ainsi un flux continu entre les deux couches. Il n'est pas garantie que le passage d'une couche à l'autre soit « transparent ». Les changements de couche « non transparent » se manifestent par un gel de l'image durant une 1/2 seconde sur certains lecteurs à 4 secondes pour d'autres. Le changement transparent ou non dépend autant du soin apporté à la fabrication du DVD qu'à la conception du lecteur. OTP est également appelé RSDL (Reverse-Spiral Dual Layer). L'avantage est que cela permet, au film long, un débit de données plus important (pour une meilleure qualité) que celui dont il disposerai avec un DVD simple couche. Voir 1.26 pour de plus amples informations sur le changement de couche.

    Tous les lecteurs de DVD-Vidéo et de DVD-ROM peuvent lire des DVD double couche : les spécifications du standard l'imposent. Tous les lecteurs de DVD-Vidéo et de DVD-ROM peuvent lire des DVD double face à condition de retourner le DVD. Aucun constructeur n'a annoncé de modèle « autoreverse » pouvant lire les deux faces sans retourner le disque. Le coût additionnel ne se justifie pas puisqu' un DVD peut contenir plus de 4 heures de vidéo sur une face en exploitant les deux couches. (Les premiers DVD dépassant les 130 minutes (environ) avaient deux faces car la fabrication de DVD double couche n'était pas encore la norme dans les usines. Cela ne devrait plus se produire.) Les lecteurs de LD/DVD de Pioneer peuvent lire les deux faces d'un LD (sans le retourner), mais le DVD devra être retourné. (Voir 2.9 pour la lecture de deux faces simultanément).

    Il y a plusieurs manières de reconnaître des DVD double couche: 1) le DVD est doré, 2) un menu sur le DVD permettant la sélection de la version widescreen, 3) deux numéros de série sur une face.

    [1.19] Le DVD-Vidéo est-il un standard mondial ? Fonctionne-t-il avec du NTSC, PAL et SECAM ?

    Le DVD-Vidéo est confronté au même syndrome que la VHS ou le laserdisc, un syndrome que l'on pourrait appeler « NTSC contre PAL ». La vidéo MPEG du DVD-Vidéo fonctionne avec deux systèmes de diffusion de programmes télévisés  incompatibles: 525 lignes /60 trames par seconde (NTSC) et 625 lignes /50 trames par seconde (PAL). Il y a trois critères distinguant les DVD destinés à fonctionner en NTSC ou PAL : la taille de l'image (720x480 contre 720x576), la fréquence d'affichage (29.97 contre 25), et le type de son multi-canal (Dolby Digital contre MPEG). (Voir 3.4 et 3.6 pour des compléments.) Les films étant à 24 images par seconde, ils doivent être formatés pour chacune de ces deux fréquences. Les films formatés en PAL sont habituellement accélérés de 4%, de ce fait le son doit être ajusté en conséquence avant l'encodage. Tous les lecteurs de DVD PAL peuvent lire les pistes audio Dolby Digital, mais aucun lecteur NTSC ne peut lire les pistes audio MPEG.

    Des lecteurs ne pourront lire que les DVD NTSC, d'autres que les DVD PAL, et d'autres encore les DVD NTSC et PAL. C'est le cas de tous les lecteurs vendus dans les zones PAL. Ces lecteurs multi-standard convertissent partiellement le signal NTSC en signal PAL 60 Hz (4.43 NTSC), ce qui impose d'avoir un téléviseur PAL acceptant le 60 Hz. Dans ce cas le lecteur utilise le format d'encodage couleur PAL 4.43 mais conserve le taux de balayage du NTSC 525/60. La plupart des téléviseurs PAL récents acceptent ce type de signal. Certains lecteurs PAL génère un vrai signal NTSC 3.38 à partir des disques NTSC 525/60, ce qui impose d'avoir un téléviseur NTSC ou multistandard.Certains lecteurs peuvent choisir entre le signal PAL 60 Hz et NTSC lorsqu'ils lisent des disques NTSC. Il est possible de fabriquer des lecteurs convertisseur de standard sortant un signal NTSC à partir d'un DVD 625/50 et un signal PAL d'un DVD 525/60. Certains lecteurs pouvant convertir le signal NTSC 525/60 en PAL 625/50ont été annoncé.

    Il est aussi possible d'inclure le même programme en plusieurs formats, mais cela a un coût en espace disque. Il n'est pas dit que le lecteur pourra reconnaître la bonne piste vidéo. Bien entendu, il est toujours possible de mettre le programme en vidéo 525/60 sur une face et  en vidéo 625/50 sur l'autre. La plupart des studios ont jusqu'à présent inclus la piste sonore Dolby Digital avec la piste sonore MPEG sur les DVD PAL.

    Il y a aussi un autre « type » de lecteur : les ordinateurs munis de DVD-ROM. La plupart du matériel et du logiciel nécessaires à la lecture des DVD peuvent lire à la fois le NTSC et le PAL, ainsi que le Dolby Digital et le MPEG. Certains PC ne peuvent afficher que la vidéo convertit sur le moniteur, mais d'autre peuvent le sortir sous forme de signal vidéo pour un téléviseur.

    [1.20] Qu'en est-il des films d'animation sur DVD ? La compression est-elle moins bonne ?

    Certains prétendent que l'animation, en particulier l'animation traditionnelle, supporte mal la compression MPEG-2, ou qu'elle occupe davantage d'espace après la compression. D'autres avancent que l'animation est simple, et donc, se comprime mieux. Aucune de ces deux affirmations n'est vrai.

    Ce serait le « tremblement » entre les images causées par les différences entre les dessins ou dans l'alignement qui poserait problème. Un expert en animation de Disney a signalé que cela ne se produit pas avec les techniques d'animations modernes. Et même si c'était le cas, la « motion estimation » du  MPEG-2 compenserait ce « tremblement ».

    De part la façon dont la compression MPEG-2 divise une image en blocs et les transforme en « frequency information », il est possible qu'il y ait des complications avec les bords fin que l'on retrouve dans l'animation. La perte de ces informations peut produire des flous à ces endroits (effet Gibbs). Toutefois, au débit couramment utilisé pour le DVD, ce problème ne se produit pas.

    [1.21] Pourquoi certains disques sont sur deux faces ? Les DVD ne peuvent-ils pas contenir quatre heures par face ?

    Bien qu'il soit possible de créer des DVD double couche (Voir 3.3) permettant jusqu'à quatre heures de vidéo en continu, certains films sont répartis sur deux faces d'un DVD et nécessite qu'on les retourne pour lire la deuxième face (aucun lecteur ne peut lire les deux faces en « autoreverse »). C'est en général parce que l'éditeur n'a pas pris soin d'optimiser la compression ou de presser un DVD double couche. L'argument de la qualité de l'image n'est pas valable car, dans de nombreux cas, la vidéo serait encore meilleure si elle était consciencieusement encodée à un débit plus faible. Le manque d'usines pouvant presser des DVD double couche est désormais aussi à rejeter car cette technologie est désormais répandue. A moins que le film ne dure plus de quatre heures, il peut largement tenir sur un DVD double couche. Les titres suivants ( Zone 1)  sont enregistrés sur deux faces et nécessitent donc de retourner le DVD pour voir la suite du film. (Rem: Ce n'est pas la même chose qu'un DVD comportant une version « widescreen » sur une face et une version « pan & scan » sur l'autre.)
     

    [1.22] Pourquoi l'image apparaît-elle étirée verticalement ?

    Réponse: RTFM. Vous regardez une image 16:9 destinée à être diffusée sur un téléviseur 16:9 (voir 3.5 ). Il faut entrer dans le setup du lecteur et lui indiquer que vous avez un téléviseur 4:3, et non 16:9. Cela corrigera automatiquement le problème et affichera l'image dans de bonnes proportions.

    Dans certains cas, il est possible de changer le ratio lors de la lecture en appuyant sur la touche aspect de la télécommande. Sur certains lecteurs, il vous faut stopper le disque avant de pouvoir changer l'aspect. Notez que les changements d'aspects ne peuvent s'opérer que sur des disques avec les formats sur la même face. Les autres disques qui présente chaque format sur une face différente doivent être retournés.

    Voir la page Why Does The Picture Look Squished? de Steve Tannehill  (Pourquoi l'image apparaît-elle déformé ?) pour plus d'informations.

    [1.23] Tous les disques comportent-ils un signal Dolby Digital (AC-3) ? Ont-ils tous  5.1 canaux ?

    La plupart des DVD-Vidéo ont une ou plusieurs pistes sonores Dolby Digital. Toutefois, ce n'est pas une obligation. Certains DVD, en particulier ceux qui ne contiennent que du son, ont des pistes PCM. Il est de plus possible pour les DVD PAL 625/50 de ne contenir que du MPEG audio, qui reste fort peu répandu.

    Ne pensez pas que la présence de Dolby Digital est une garantie de 5.1 canaux. Une piste Dolby Digital peut être mono, dual mono, stéréo, Dolby Surround stéréo, etc. Par exemple, Blazing Saddles et Caddyshack sont des films monos, et pour ces titres la piste Dolby Digital n'a qu'un canal. Certains boîtiers de DVD indiquent, sous le logo Dolby Digital, le nombre de canaux présents. Sur certains DVD, il y a plusieurs pistes Dolby Digital : une piste 5.1 canaux et une piste spécialement mixée pour du Dolby Surround. Il est tout à fait normal que votre lecteur de DVD indique qu'il lit une piste audio Dolby Digital tandis que votre ampli indique une piste Dolby Surround : cela veut dire que le disque contient une piste deux canaux Dolby Surround encodé au format Dolby Digital.

    Voir 3.6 pour des informations sur le son.

    [1.24] Les DVD peuvent-ils être victimes du « laser rot » ?

    Les laserdiscs sont parfois atteints de « laser rot » (i.e. la détérioration de la couche d'aluminium par oxydation). La taille des laserdisc les rend plus prompts à se voiler et à fragiliser la frontière entre les deux faces. Les DVD sont plus solides. De plus, les DVD sont fait de polycarbonate, qui absorbe dix fois moins d'humidité que le PMMA utilisé pour les laserdiscs. Il est trop tôt pour en être sûr, mais il est probable que très peu de DVD, voire aucun, ne souffrira de « laser rot ».

    [1.25] Quels sont les titres « pan & scan » seulement ? Pourquoi ?

    Certains titres n'ont été édités qu'en version Pan & Scan (c'est-à-dire recadré) car il n'y avait pas de transfert widescreen ou « optimisé 16:9 » du film. (voir 3.5 pour davantage d'informations sur le « pan & scan ») Les transferts coûtant entre 50 000 et 100 000$, les studios peuvent considérer qu'un nouveau transfert n'est pas justifié. Dans certains cas, les droits du film pour un nouveau transfert ne sont plus disponibles. Dans le cas de vieux films, la plupart ne furent pas tournés en format large mais en plein écran, il n'y a donc pas de version format large. La vidéo tournée avec des caméras de télévision, comme les concerts, est déjà au format 4:3.

    La liste des titres édités uniquement en Pan & Scan est devenu trop importante pour la laisser dans ce document. Vous trouverez une liste sur le site Internet Movie Database (qui propose aussi les titres en widescreen et pan & scan), et vous pouvez recherchez par format d'écran (qui comprend les disques avec de la vidéo plein écran 4:3) sur le site The DVD List.

    [1.26] Comment retirer les sous-titres sur mon lecteur Pioneer ?

    Pressez la touche Subtitle sur la télécommande, puis soit Clear, soit 0. Il est inutile de se servir des menus.

    [1.27] What is a layer change? Where is it on specific discs?

    Certains films de plus de 2 heures peuvent être enregistré sur deux couches. Lorsque le lecteur passe à la seconde couche, la vidéo et le son peuvent s'arrêter un instant. La durée de cette pause dépend du lecteur et de l'arrangement du disque. La pause n'est pas un défaut du lecteur ou du disque.Voir 1.18 .

    Changement de couches sur des disques RSDL :

    [1.28] Le disque indique présenter un signal Dolby Digital. Pourquoi n'ai-je que du surround 2 canaux ?

    Certains DVD (plusieurs édités par Columbia TriStar) ont une piste Dolby Surround 2 canaux sur la piste 1 et une piste 5.1 canaux sur la piste 2. Le lecteur lira par défaut la piste 2 canaux à moins de sélectionner expressément la piste 5.1. Pour cela, utilisez la touche audio de la télécommande ou choisissez la piste 5.1 du menu. (Rem: Le lecteur Sony 3000 a la possibilité de sélectionner la première piste 5.1)

    Dolby Digital n'implique pas 5.1 canaux. Voir 3.6.
     

    [1.29] Pourquoi la répétition de séquence ne marche pas sur certains disques ?

    Presque toutes les caractèristiques du DVD comme la recherche, l'arrêt et le scan peuvent être désactivé par le disque qui peut empécher le passage en boucle de scènes. Si le lecteur utilise une recherche d'après un time code pour répéter une scène, alors le disque présentant une organisation non-séquentiel peut bloquer l'opération. Dans la plupart des cas, l'auteur lui-même ignore avoir bloqué quoique soit.
     

    [1.30] Qu'est-ce qui différencie la première, deuxième et troisième génération de DVD?

    Il n'y a pas vraiment de réponse à cette question, puisqu'elle varie en fonction de l'interlocuteur. Les termes "deuxième génération" et "troisième génération" font référence à la fois aux lecteur de DVD-Vidéo et aux lecteurs de DVD-ROM. De manière générale, cela renvoit aux nouvelles versions de lecteurs. Ces termes n'ont pas (encore) été utilisé pour des systèmes DVD permettant l'enregistrement, les jeux vidéos etc.

    D'après certains, les lecteurs de DVD de deuxième génération sont sorties an automne 1997 et les lecteurs de troisième génération au début de 1998. D'autres encore avancent, que la deuxième génération sera celle des lecteurs "haute-définition" (voir 2.9) qui ne sortiront pas avant 2003 (à peu près). Il y a de nombreuses variations autour de ces deux thèmes, y compris ceux qui avancent que les lecteurs compatibles DTS ou Divx sont ceux de troisième génération.

    Les choses sont plus clair pour l'informatique, où deuxième génération (DVD II) signifie habituellement lecteur DVD-ROM 2x pouvant lire les CD-R, et troisième génération (DVD III) signifiant lecteurs de DVD-ROM 5x (parfois 2x ou 4.8x ou encore 6x), certains pouvant lire les DVD-RAM et certains au format RPC2. Voir 4.2 pour davantage d'informations sur les vitesses. Voir 1.10 pour une explication du RPC2.
     

    [1.31] Qu'est-ce qu'un DVD hybride ?

    Hah, hah, hah! Vous voulez vraiment une réponse ? Vous l'aurez voulu ...
    1. Un disque qui fonctionne à la fois sur les lecteurs de DVD-vidéo et sur les lecteurs de DVD-ROM. (Plus précisèment nommé un DVD multizone, mais le terme le plus répandu est probalement "hybride")
    2. Un disque DVD-ROM qui fonctionne sous Windows ou MacOS. (Plus précisèment appellé un DVD multi-forme)
    3. Un DVD-ROM ou DVD-Vidéo qui contient aussi des documents Web pour une connexion à l'Internet. (Plus précisèment appellé WebDVD ou Web-connécté DVD)
    4. Un disque qui comporte du contenu DVD-Vidéo et DVD-Audio.
    5. Un disque avec deux couches, une qui peut être lu sur un lecteur de DVD et une dans un lecteur de CD. Plus précisèment appellé un "legacy" ou disque sandwich (?? NdT)
    6. Un disque avec deux couche, une contenant des données préssées (DVD-ROM) et l'autre étant réinscriptible(DVD-RAM). (Plus précisèment appellé "mixed-media" ou disque sandwich réinscriptible.
    7. Un disque avec deux couches sur une face et une couche sur l'autre face. (Plus correctement appelé DVD-14)


    En aurais-je oubliées ?

    [1.32] Quel est la situation sur le DTS et le DVD ?

    Digital Theater Systems Digital Surround est un format d'encodage audio similaire au Dolby Digital.
    Un décodeur, soit dans le lecteur ou dans un ampli externe, est nécessaire. Voir 3.6.2 pour des détails techniques. Certains prétendent que, de par son taux de compression faible, le DTS est meilleur que le Dolby Digital. D'autres avancent quil n'y a pas de différence significative. Les disques DTS sont uniquement produit par DTS, sous licence des studios, et sont généralement destinés aux "fanatiques" audio. Les disques DTSeont probablement aussi disponible dans le format DVD standard.

    DTS est un format optionnel pour le DVD. Les spécifications originales du DVD, mises au point en 1996, contiennent un ID pour le DTS, mais les lecteurs fabriqués avant mi-1998 (et de nombreux autres depuis) ignore les pistes DTS. Quelques DVD de démonstration ont été pressés en utilisant une « fausse » piste PCM contenant le signal DTS (c'est la même méthode que celle des CD et des laserdiscs DTS). Ce sont les seuls DVD qui fonctionnent sur tous les lecteurs. De nouveaux lecteurs compatibles DTS sont apparus au milieu de l'année 1998 , mais les DVD DTS utilisant l'ID DTS des spécifications du DVD-Vidéo ne sont apparus que le 7 janvier 1999 (ils étaient  à l'origine prévus pour Noël 1997). Mulan, un film d'animation produit directement pour le marché de la vidéo (pas le film Disney), est sorti en novembre 1998 avec une piste audio DTS. Les lecteurs compatible DTS arboreront le logo "DTS Digital Out". Certains constructeurs pourraient offrir des mises à jour de lecteur permettant la compatibilité DTS.

    Une piste Dolby Digital ou PCM est obligatoire sur les disques 525/60 (NTSC), et du fait de manque d'espace disque pour le DTS et le PCM (sur un même disque), tous les disques DTS comporteront une piste Dolby Digital. Cela veut dire que tous les DVD DTS fonctionneront sur tous les lecteurs de DVD, mais un lecteur compatible DTS et un décodeur DTS est nécessaire pour exploiter la piste sonore DTS. Les CD audio DTS fonctionne sur tous les lecteurs de DVD, car les données DTS sont encapsulées sur des pistes PCM standard, les données étant alors transmises intactes aux sorties audio numériques.
     

    [1.33] Pourquoi l'image est-elle en noir et blanc ?

    Vous essayez probablement de lire un disque NTSC su un lecteur PAL, mais votre téléviseur PAL ne peut accepter le signal. Si votre lecteur peut par un commutateur ou par une otpions du menu sélectionner le format de sortie des disques NTSC, choisir PAL (60Hz) peut résoudre le problème. Voir question 1.19 pour plus d'information.
     

    [1.34] Pourquoi les deux faces d'un disque sont plein écran alors qu'il est indiqué qu'une face doit être "widescreen" ?

    De nombreux DVD sont indiqués comme présentant un signal vidéo widescreen (16:9) sur une face et un signal vidéo standard (4:3) sur l'autre. Si vous pensez que les deux faces sont identiques, vous êtes probablement en train de regarder du 16:9 décomprimé sur la face widescreen. Cela ressemble à du 4:3 pan & scan, mais si vous regarder attentivement vous verrez que l'image est comprimé horizontalement. Le problème est que votre lecteur est réglé pour un écran 16:9. Voir 1.22 pour plus d'infos.
     
     

    [1.35] Pourquoi le son et la vidéo ne sont pas synchronisés ?

    Il y a eu de nombreux compte-rendu de problèmes de synchronisation, le son ayant un retard sur la vidéo. La perception de ce problème de synchronisation est très subjectif -- certains étant génés d'autres le discernant à peine. Ces problèmes ont été signalés sur divers lecteurs (particulièrement les Pioneer 414 et 717, peut-être tous les modèles Pioneer, certains modèles Sony y compris la série 500, les nouveaux modèles Toshiba dont le 3109, et certains décodeurs PC). Certains disques présentent plus de problèmes encore (en particulier Lock, Stock, and Two Smoking Barrels; Lost In Space; TRON; The Parent Trap; and Austin Powers).

    La raison de ce problème de synchronisation est dû à l'interaction de quatre facteurs :

    1. Synchronisation incorrect du son et de la vidéo à l'encodage ou au formatage DVD-Vidéo.
    2. Synchronisation aléatoire lors de la production ou au montage du film (particulièrement le doublage en post-prod)
    3. Tolérance de synchronisation aléatoire du lecteur
    4. Délai dû à l'ampli ou au décodeur externe


    Le facteur 1 ou 2 doivent habituellement être présent pour que le facteur 3 et 4 soient vérifiés. Certains disques avec de graves problèmes de synchronisation ont été réédités après un nouvel encodage. Dans certains cas, ce problème liée au lecteur peut être réparer par une pause ou un arrêt de la lecture puis un redémarrage ou en éteignant le lecteur, attendre quelques secondes, puis le rallumer. Pioneer a déclaré que modifier la synchronisation audio/vidéo de leurs lecteurs "pour compenser la qualité logiciel compromettrait terriblement la qualité de l'image."

    Malheureusement, il n'y a pas de réponse simple et de solution miracle. Davantage de réclamation des consommateurs incitera les fabricants à considérer le problème sérieusement et si tout va bien éliminer ce problème sur les nouveaux lecteurs ou grâce à une mise à jour "firmware".


    [2] Le DVD et les autres standards

    [2.1] Le DVD va-t-il remplacer le magnétoscope ?

    Pas dans un avenir proche. L'enregistrement sur DVD ne concerne que les données informatiques, et pas encore les programmes vidéo (voir 1.14). Il s'écoulera un certain temps avant que les prix ne s'alignent sur ceux des magnétoscopes. Toutefois le DVD présente de nombreux avantage sur la VHS, y compris un coût de production des lecteurs et des disques plus avantageux (ce qui intéresse les constructeurs), il est donc bien possible, si le DVD est un succès commercial, qu'il remplace dans quinze ou vingt ans la VHS.

    [2.2] Le DVD va-t-il remplacer le CD-ROM ?

    Oui. Certains constructeurs d'unités de CD-ROM prévoient de cesser leur production dans quelques années au profit des lecteurs de DVD-ROM. Du fait que ceux-ci peuvent lire les CD-ROM, la migration est bien sûr cohérente.

    [2.3] Les graveurs de CD-R peuvent-ils presser des DVD ?

    Non. Le DVD utilise un laser de longueur d'onde plus courte pour permettre de plus petits pits sur des pistes plus resserrées. Le laser du DVD doit, de plus, avoir une focale plus fine et doit être efficace sur les deux couches. En fait, un CD-R pourrait ne pas être lu dans une unité DVD-ROM (Voir 2.4.3). Il  est improbable qu'il y ait des mises à jour de graveur CD-R en DVD-R, car le coût supplémentaire couvrirait largement l'achat d'un lecteur DVD-R.
     

    [2.4] Le CD est-il compatible avec le DVD ?

    La réponse en plusieurs questions / réponses.
    [Remarquez la  différence qui est faite entre le DVD (au sens large) et DVD-ROM (données informatiques).]

    [2.4.1] Le CD audio (CD-DA) est-il compatible avec le DVD ?

    Oui. Tous les lecteurs de DVD liront les CD (Red Book). Ce n'est pas imposé par les spécifications, mais jusqu'ici tous les constructeurs ont déclarés que leurs lecteurs de DVD sont compatibles avec les CD. En revanche, les lecteurs de CD ne peuvent pas lire les DVD. (Les pits sont plus petits, les pistes plus proches les unes des autres, la couche de données est à une distance de la surface différente, la modulation est autre, la méthode de correction d'erreurs est nouvelle etc.)
     

    [2.4.2] Le CD-ROM est-il compatible avec le DVD-ROM ?

    Oui. Toutes les unités de DVD-ROM liront les CD-ROM (Yellow Book). Toutefois, les DVD-ROM ne peuvent être lus par les lecteurs de CD-ROM.

    [2.4.3] Le CD-R est-il compatible avec le DVD-ROM ?

    Cela dépend. Le problème vient du fait que les CD-R (Orange Book Part II) sont « invisibles » pour la longueur d'onde du DVD car la teinte utilisée pour les  CD-R ne réfléchit pas le faisceau. Certaines unités de DVD-ROM de première génération, et de nombreux lecteurs de DVD-Vidéo, ne peuvent pas lire les CD-R. Pour les lire, il faudrait deux lasers avec des longueurs différentes: un laser pour les DVD et l'autre pour les CD et les CD-R. Des variations possibles :le "dual discrete optical pickup" de Sony avec deux systèmes optiques activées par switch ou encore "annular masked objective lens" de Samsung avec une voie optique partagée, le système de Toshiba similaire à ce-dernier utilise une lentille recouverte avec une enveloppe transparent uniquement au rayon à 650 nm, le "switchable objective lens assembly" de Hitachi, "l'holographic dual-focus lens" de Matsushita. Pour s'assurer de cette possibilité, vérifiez que le lecteur présente le label MultiRead, garant de la compatibilité avec les CD-R et CD-RW.

    Le développement de CD-R « Type II » compatible à la fois avec la longueur d'onde des CD et des DVD a été abandonné.

    Les unités DVD-ROM ne peuvent enregistrer quelque soit le média. Les unités DVD enregistrables (voir 4.3) ne peuvent enregistrer sur des CD-R, bien que les DVD-RAM et DVD+RW de deuxième génération pourrait bien en être capable.

    [2.4.4] Le CD-RW est-il compatible avec le DVD ?

    Généralement. Le CD-RW (Orange Book Part III) a une différence de réflexion (reflectivity difference) moindre, nécessitant un nouveau contrôle automatique de gain (AGC). Les CD-RW ne peuvent pas être lus par la plupart des lecteurs de CD-ROM et de CD. Le label « MultiRead » répond à ce problème, et certains constructeurs de DVD ont laissé entendre qu'ils utiliseraient ce label. De plus, l'optique des lecteurs de DVD-ROM et de DVD-Vidéo (même ceux de première génération) permet habituellement de lire des CD-RW. Les CD-RW ne présentent pas le problème de l'invisibilité des CD-R (Voir 2.4.3).

    Les unités DVD-ROM ne peuvent enregistrer quelque soit le média. Les unités DVD enregistrables (voir 4.3) ne peuvent enregistrer sur des CD-R, bien que les DVD-RAM et DVD+RW de deuxième génération pourrait bien en être capable.

    [2.4.5] Le Vidéo CD est-il compatible avec le DVD ?

    Parfois. Ce n'est pas imposé par les spécifications du DVD, mais il est trivial de respecter le White Book car les décodeurs MPEG-2 peuvent décoder le MPEG-1 présent sur les Vidéo-CD. Les modèles de Panasonic, RCA, Samsung, et Sony lisent les Vidéo-CD. Les modèles japonais de Pioneer le peuvent également mais pas les modèles américains. Les lecteurs Toshiba plus ancien que les modèles 2100, 3107 et 3108 ne lisent pas les Vidéo-CD.

    La résolution des Vidéo-CD est de 352x288 pour le PAL et 352x240 pour le NTSC. La plupart des lecteurs de DVD gèrent cette différence en éliminant les lignes supplémentaires ou en ajoutant des lignes. A la lecture de Vidéo-CD, les lecteurs NTSC Panasonic et RCA éliminent apparemment les 48 lignes (17%) du bas. Ceux de Sony, NTSC aussi, réajustent les 288 lignes (pas de suppression).

    La plupart des ordinateurs munis de DVD-ROM seront capables de lire les Vidéo-CD (avec les logiciels adéquats), puisque cela est déjà possible avec les lecteurs de CD-ROM.

    Remarque: De nombreux VCD asiatiques ont deux pistes sonores, avec une placée sur le canal gauche et l'autre sur la droite. Ces deux pistes seront mélangées sur un système stéréo à moins de ne sélectionner qu'un canal avec la balance.
     

    [2.4.6] Le Super Video CD est-il compatible avec le DVD?

    Pas pour le môment. Le Super Video CD (SVCD) est une amélioration du Video CD, développé par un comité d'industriels et de chercheurs (soutenu par le gouvernement chinois), en partie pour éviter les royalties du DVD ainsi que pour fortement inciter une baisse de prix des lecteurs et des disques DVD en Chine. Les spécifications finals du SVCD ont été annoncées en septembre 1998, battant le China Video CD (CVD) de C-Cube et le HQ-VCD (des dévelopeurs du VCD original). En termes de qualité audio et vidéo, SVCD se positionne entre le Video CD et le DVD, utilisant un lecteur de CD 2x afin de supporter la vidéo MPEG-2 VBR à 2.2Mbps (résolution : 480x567) et un son deux canaux MPEG-2 Layer II. Tout comme pour le DVD, il est possible de superposer des sous-titres. Etant techniquement simple de rendre les lecteurs de DVD compatible avec les SVCD, cela sera rapidemant une réalité, mais probablement seulement sur les lecteurs distribué en Asie. Il est peu probable que le SVCD soit distribué dans d'autres pays que la Chine ou les pays avoisinant.

    Les lecteurs SVCD ne peuvent lire les DVD, car les lecteurs sont basé sur des lecteurs de CD.
     

    [2.4.7] Le Photo CD est-il compatible avec le DVD ?

    Pas encore. Les Photo CD étant habituellement gravés sur des CD-R, ils risquent de souffrir du problème « d'invisibilité ». (Voir 2.4.3). Hormis ce point, les lecteurs de DVD, équipés des puces correspondantes et de la licence de Kodak,  devraient lire des Photo-CD. Aucun constructeur n'a fait d'annonce concernant un tel lecteur. La plupart des lecteurs de DVD-ROM liront les Photo CD (à condition de pouvoir lire les CD-R) car il est trivial de faire en sorte de respecter les standards XA et multi-session de l'Orange Book. La question essentielle est en réalité : « Le système d'exploitation permet-il la lecture des Photo CD ? », mais on s'éloigne des objectifs de cette FAQ.

    [2.4.8] Le CD-i est-il compatible avec le DVD ?

    De manière générale, non. La plupart des lecteurs de DVD ne liront pas les CD-i (Green Book). Toutefois, Philips a annoncé un lecteur de DVD compatible avec les CD-i. Certains s'attendent à voir Philips créer un format « DVD-i » dans l'espoir d'insuffler un peu de vie dans l'univers du CD-i (et amortir quelque peu le milliard de dollars (environ) investit dans le CD-i).

    [2.4.9] Le Enhanced CD est-il compatible avec le DVD ?

    Oui. Les lecteurs de DVD liront les programmes musicaux des CD Enhanced Music (Blue Book, CD Plus, CD Extra), et les lecteurs de DVD-ROM liront à la fois les programmes musicaux et les données. Les anciens formats (mixed mode, track zero) devraient aussi être compatibles, il pourrait toutefois y avoir un problème avec les pilotes de DVD-ROM se passant de la piste zéro (comme ce fut le cas avec des pilotes de  CD-ROM récents).

    [2.4.10] Le CD+G est-il compatible avec le DVD ?

    Seuls les lecteurs Pioneer DVL-9 et les modèles karaoké du même constructeur, DV-K800 et DVK-1000, sont compatibles avec les CD+G. La plupart des autres lecteurs de DVD-Vidéo ne seront probablement pas compatibles avec ce format quasi obsolète. Tous les lecteurs de DVD-ROM sont compatibles avec le CD+G, mais nécessitent  un logiciel particulier.

    [2.4.11] Le CDV est-il compatible avec le DVD ?

    Le CDV est, en quelque sorte, une étrange mixture de CD et de laserdisc. Une partie est composée de 20 minutes de son numérique que les lecteurs de CD et de DVD pourront lire. Une autre partie contient 5 minutes de vidéo analogique (et de son numérique) au format laserdisc, que seul peut lire un système compatible CDV. Toutefois, Pioneer et d'autres constructeurs ont annoncé des lecteurs pouvant lire des DVD, des laserdiscs et des CDV.

    [2.4.12] Le MP3 est-il compatible avec le DVD ?

    Non. Le MP3 est le format de compression du son MPEG-1 Layer 3. Les spécifications du DVD-Vidéo n'imposent que le Layer 2. MP3 peut être lu sur un ordinateur équipé d'un lecteur de DVD-ROM, mais