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Lettre de la pédagogie #3 : l'évaluation au service des apprentissages

23 mars 2015
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«Note» et «noter» ont connu une évolution sémantique qui les a fait passer du sens juridique de «accuser» au sens moderne de «porter une appréciation sur le travail de quelqu’un».
 «Noter» : emprunté au latin notare (XIIe s.), «marquer, en particulier le nom d’un citoyen coupable… accuser… consigner… commenter (XIIe)… marquer ce qu’on veut retenir (1538)… porter une appréciation sur le travail de quelqu’un (1855)».
«Note» : «remarque écrite concernant un texte, un exposé (1636)… infamie, reproche, blâme (fin XIIe), marque de flétrissure, tache (1542)… évaluation, appréciation donnée par un maître à un élève (1845)… par métonymie, chiffre exprimant la valeur d’un travail (1906)».

Dictionnaire historique de la langue française (REY Alain, directeur),
Paris Dictionnaires Le Robert 1992

La note appréciant la valeur d’un travail de l’élève ne joue pas toujours le rôle qui lui est dévolu de le positionner par rapport à ses propres acquis et par rapport à ses pairs. Elle peut avoir pour objectif d'encourager des efforts constatés, de sanctionner un relâchement coupable. Elle peut aussi contribuer à isoler celui qui obtient de bons scores, exclure celui qui échoue et cela jusqu'à l'éloignement définitif de l'Ecole. Elle aboutit aussi souvent à une moyenne qui masque les talents comme les difficultés...

On peut lui substituer d'autres mesures ou symboles jugés moins stigmatisants. On peut aussi agir sur les objectifs assignés à l’évaluation. La notion de compétence, que développe le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, permet d’appréhender à la fois ce qui est appris et compris, mais aussi la façon dont l'élève a appris et compris. L'évaluation de la compétence peut s'exprimer en degré de maîtrise (acquis, en cours d'acquisition, non acquis) ce qui n'implique pas automatiquement la suppression de la notation, bien que cette dernière ait tendance à figer le résultat…

Sans doute est-ce pour tout cela qu'ici ou là, dans l'académie et sur l'ensemble du territoire national, des professeurs décident de se passer de la note.

Les classes sans notes, diverses, multiformes, appartiennent au premier comme au second degré. Par-delà les balbutiements, les résultats, le désir d'équipes éducatives de tenter l'expérimentation ou d'y renoncer, la Lettre de la Pédagogie qui leur est consacrée témoigne, avant tout, de la vivacité de la réflexion et de l'action pédagogiques menées dans l'académie.


mise à jour le 3 septembre 2015